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La vérité apprise d’autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes.
Souviens-toi que la douleur élève les âmes vraiment grandes et que ce n’est que le vulgaire qu’elle rend méchant.
Tout le bouddhisme est basé sur la possibilité de se libérer de la souffrance, de s’en libérer par soi-même et d’être seul capable de s’en libérer.
Le calme, la quiétude, sont choses qui dépendent plus des dispositions intérieures de l’esprit que des circonstances extérieures et l’on peut les goûter même au milieu d’une apparente agitation.
Il ne faut pas vouloir du bien aux gens en dépit d’eux et contre leur volonté. Chacun sait, mieux que personne, ce qu’il lui convient.
Ceux qui recherchent la joie récoltent la douleur.
La faiblesse de nos sens ne permet à chacun de nous que de prendre conscience d’une partie bien minime du monde.
Pourquoi priez-vous si vous doutez d’être entendu ?
Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune.
On devrait se marier entre compagnons d’enfance.
Il n’est pas déshonorant de mourir en poursuivant un but, même futile ; ce qui l’est, c’est de se laisser vaincre et d’accepter sa défaite.
Combien de larmes, de souffrances, de drames ont causé notre artificielle conception de la famille et du mariage !
Heureux celui qui s’appuie sur des années sagement remplies.
Les idées des autres sont nôtres quand nous les avons faites telles que par notre adhésion.
Il faut compter avec la stupidité des hommes en attendant qu’elle soit vaincue.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d’un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Il fait froid, parce que l’on regarde là où il n’y a pas de chaleur.
Le monde est une parabole, une énigme. Et la multitude voit, et la foule entend ; mais en vain.
La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
Si tu ne profites pas du temps que tu as de libre tu n’en profiterais pas davantage quand ce temps serait dix fois plus considérable.
Une âme élevée se réjouit peu, ne s’afflige jamais, et, dans toute chose ne laisse paraître aucun signe de joie ou de tristesse.
Ce qu’il faut chercher et trouver c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix.
Les chiens aboient, les chats miaulent, c’est leur nature, moi, je philosophe, c’est la mienne, cela est tout aussi spontané et involontaire et n’a pas plus d’importance.
Parmi la foule de ceux qui prétendent croire en Dieu, combien cherchent vraiment à l’imiter.
Que pourrait la volonté d’une minute contre la volonté accumulée de longs siècles.
Sitôt que l’on demande quelque chose à autrui, que l’on espère quelque chose de lui, la déception vous guette.
Comment voudrais-tu que les autres s’intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s’en amuser, c’est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
L’homme vulgaire aime ceux qui lui paraissent bons ; le sage étend sa plus grande sympathie à ceux qu’il voit être méchants parce qu’il a sondé leur misère.
Il y a deux raisons qui font qu’un homme s’abstient de mal faire : la première est qu’il est supérieur à l’idée de faire le mal, l’autre, qu’il est incapable de le commettre, par bêtise, faiblesse ou tout autre cause.
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