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La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Il y a deux actes légaux de la vie pour lesquels on doit se cacher avant de les accomplir : le vote et l’amour.
Pour tout croyant, la mort est une promotion.
Les urnes électorales sont davantage des corbeilles à papier que des lieux de réflexion.
Il y a vraiment des gens insupportables : ils ont tout pour être malheureux et ils ne le sont pas.
Même pour quitter une femme, on a besoin d’elle.
Le comble du racisme ? Pisser sur Jacob sans pisser sur Delafon !
Tant qu’elle a ses dents de lait, une femme est inoffensive.
Les automobilistes du dimanche baisent comme ils conduisent : pas assez souvent, trop vite et sans assurance.
On ne doit jamais avoir honte de ses lettres d’amour, mais parfois de l’adresse.
L’amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
S’il n’y avait que les riches pour avoir des enfants, il y aurait moins de pauvres.
On peut vivre des années avec sa femme puis on devient progressivement sourd.
Une journée commence mal quand le bain est plus chaud que le thé.
Rentrer son ventre sur la bascule ne rend pas moins lourd.
Couper le téléphone chez soi, de temps en temps, est une jouissance comparable à celle de la ballerine qui enlève ses chaussons et son tutu.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu’il nous reste le baisemain.
Une fois cuite, l’écrevisse se fout éperdument de savoir qui lui suce la queue.
En flattant, on ne peut pas à tous les coups faire fortune, mais on peut manger tous les jours.