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#106 Paul Claudel
Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
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#481 Paul Claudel
Le génie est une longue impatience.
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#608 Paul Claudel
A tous les surhommes, il faut préférer ce spectacle rare entre tous : un homme juste, et juste un homme.
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#645 Paul Claudel
Ce n’est pas être, pour un homme, que de ne pas agir.
Est-ce que le but de la vie est de vivre ?
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
Faire de la lumière, pauvres gens, c’est plus difficile que de faire de l’or.
On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter.
Une question est une réponse.
Le péché ne compose pas, il décompose.
La fleur est courte, mais la joie qu’elle a donnée une minute
N’est pas de ces choses qui ont commencement ou fin.
A celui qui souffre, les consolations d’un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n’est pas pour nous ce qu’il est pour lui.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix la vie, sinon pour la donner ?
L’homme qui se fâche est toujours le dernier à savoir les choses.
On ne se prépare pas à la mort. On se détache de la vie.
Ah, c’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle jeune femme !
Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand on n’en a qu’une.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c’est la raison de vivre,
plus triste que de perdre ses biens, c’est de perdre son espérance.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
A celui qui souffre, les consolations d’un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n’est pas pour nous ce qu’il est pour lui.
Ah, c’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle jeune femme !
Rien de tel pour apprendre l’écriture qu’un maître qui ne sait pas lire.
La tolérance ? Il y a des maisons pour ça !
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Dignité est un mot qui ne comporte pas de pluriel.
Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
Le temps, tout le consume et l’amour seul l’emploie.